lundi 20 février 2017

la robe sac à patates

Ya des fois (en couture), on sent la mocheté arriver de très très loin, et pourtant on y va tout droit sans dévier d'un centimètre ! C'est bien ce qui s'est passé pour cette robe-là.
Pour ma défense, je n'ai pas eu totalement les coudées franches puisque du choix du patron à celui du tissu, c'est miss A. qui a décidé.


Elle avait trouvé en bibliothèque le livre Le Chic Parisien (collection Made in France, auteur Doline Dritsas) et eu le coup de coeur pour plusieurs modèles. J'étais bien moins enthousiaste (pour ne pas dire pire ...). 
Déjà, j'avoue que je n'avais jamais entendu parler de l'auteur, ni rien croisé d'elle sur la blogosphère couture, c'est donc toujours un peu risqué de se lancer dans une "marque" qu'on ne connait pas. Ensuite, les modèles ont beau être présentés avec des textes ronflants, ce ne sont ni plus ni moins que des basiques pas toujours bien flatteurs à mon goût (même sur les mannequins choisis pour le livre, ce qui est un peu un comble !). Enfin, les tissus du livre ne me plaisent pas du tout, ce qui rend toujours plus compliqué de se projeter dans les modèles.
Bref, la demoiselle porte son choix sur une robe ("Noémie") qu'elle voit déjà déclinée en 36 variantes pour toutes les saisons - malgré mon air dubitatif sur le potentiel sac à patates.


Et pour le tissu, comme on est à la saison plutôt froide, elle a opté pour une maille à Mondial Tissus (les modèles du livre étaient plutôt en tissu chaîne et trame).
Cette maille, c'est tout ce qu'on aime ! Molle à souhait, synthétique qui colle bien aux jambes, au tombé lourd idéal pour se retrouver d'une robe courte à longue en 1 journée d'usage, et pas si bon marché que ça (déjà au passage à la caisse, on sent le projet foireux qui te coûte un bras et t'oblige presque à aimer le résultat d'avance !) ... On a aussi opté pour une doublure antistatique sur toute la longueur, en viscose à bas prix, mais cela rajoute encore en poids de la robe. 
De même, la fermeture éclair à l'encolure dos, j'ai dit niet d'office : on a remplacé par une simple fente fermée par un ruban (et c'est pas la plus mauvaise idée sur l'ensemble, finalement)


il fait quand même bon être jeune et mince pour pouvoir porter
malgré tout le pire des sacs à patate sans alerter la police du bon goût !!

Et ensuite, vogue la galère (qui n'a jamais si bien porté son nom) : couper (va raccorder les rayures sur du mou pareil ...), coudre (ça gondole et fait de moches épaisseurs ...)

Et le verdict à l'essayage : toujours écouter son 6e sens couturesque qui vous faisait douter dès le début ! C'est un vrai bon sac à patate, au moins une taille trop grand : une partie de la faute m'en revient puisque j'aurais dû descendre d'office d'une taille pour de la maille. De même, miss A. ne mesure pas encore le 1m68 de la norme choisie par l'auteure (cette mesure correspond-elle vraiment à la majorité des femmes ??? j'en doute un peu ...) J'aurais pu découdre et raccourcir, mais dans ce tissu, c'est le trou assuré.
Par contre, le reste de la faute n'est pas de moi : le livre comporte un tableau de mesures numéroté en tailles 36, 38 etc ... et les patrons de la planche sont eux en S, M, L etc !! On a donc pris un peu au pif là-dedans !
Au passage, je signale aussi une erreur énorme qui perdrait un débutant : la pièce du devant était indiquée à couper en 2 parties (alors que bien évidemment, le modèle fini ne comporte pas de couture en plein milieu du devant !). Je ne me suis pas amusée à vérifier les autres éventuels problèmes des autres modèles, mais ça refroidit bien quand on remarque de tels problèmes de relecture.


Miss A. porte donc sa robe ceinturée, c'est moins pire, comme on dit. Et je croise les doigts pour qu'elle continue un peu sa croissance (et si possible vite) pour que la robe lui aille mieux tout en continuant de lui plaire !

Et moi de mon côté, je rends le bouquin à la bibliothèque vite fait, je l'oublie et je ne couds plus que des marques reconnues ou des modèles japonais qui ne trompent pas leur monde lorsqu'ils annoncent du sac à patate d'office !



samedi 18 février 2017

emballage cadeau récup

Publié ici comme dans mon carnet de bord virtuel, plutôt que dans l'idée d'étaler en public une bidouille de rien ... un emballage cadeau fait de feuille de cahier et de feutres ; une carte faite de jolie photo de magazine et de papier de brouillon cousu derrière pour pouvoir écrire ; 5 minutes à y consacrer ... le degré zéro du matériel et de la technicité - mais j'aime cette récup de petits bouts de ficelle à utiliser au quotidien.



jeudi 16 février 2017

3 trousses

Pour un anniversaire, pour remercier, pour troquer : on a toujours besoin d'une petite trousse ! Et quand on les coud en série, ça va encore plus vite.


Les 2 grandes (tête de mort et drapeau anglais) sont d'un patron maison cousu 50 fois au bas mot et l'autre est une adaptation de ceci vu sur Pinterest
Pour le drapeau, j'ai entrecroisé des chutes de rubans que j'ai cousus sur les bords, c'est finalement ce qui va le mieux (j'avais essayé ici de couper directement des formes de croix dans du tissu mais cela gondolait).


La petite fleurie a une forme vraiment mignonne qui fait son petit effet, je trouve. Le seul hic est le montage qui ne permet pas de bien cacher les bouts de la fermeture éclair à l'intérieur ... mais le joli biais compense !


Pour finir, je tiens juste à me dédouaner du choix des tissus pour la trousse tête de mort / étoiles fluos : c'est fiston qui a choisi pour son copain !

mardi 14 février 2017

jupe faussement sobre

Toujours pour remplacer et compléter ma "garde-jupe" d'hiver, j'ai cousu ce machin faussement sobre. Je voulais partir d'un petit bout de velours à côtes noir, mais évidemment en sortant du noir pur ! Même si le résultat est conforme à l'idée de départ (copiée sur Pinterest, what else ?), je ne suis pas follement convaincue ... donnez-moi votre avis (... et peut-être que je m'assoirai dessus, d'ailleurs, haha !)


Le patron est mon fétiche basique : la jupe A de Vêtements de tous les jours. J'ai déjà plein d'exemplaires à mon actif, mais on peut vraiment en faire des versions très différentes : longue à pan, longue hippie, courte en wax, courte en tissu d'ameublement, courte en "tapisserie" !... 
Comme d'habitude, je l'ai cousue en taille M. Quasiment les yeux fermés (j'aurais mieux fait de les ouvrir d'ailleurs, j'ai bêtement inversé la disposition du patron sur le tissu au moment de la coupe, mais cela n'a pas trop porté à conséquence)


J'ai ajouté un passepoil plat devant et derrière (orange comme les pois du tissu contrastant), et des pseudos rabats de poche dans la couture. Ils sont doublés en tissu moche mais passable, car le coupon rose à pois oranges était une micro-chute.
Le passepoil est toujours un défi à poser et raccorder au niveau de la fermeture éclair, mais ici tout a bien été.


Choisir ce tissu pétant était aussi un pari un peu osé - pas tant pour la couleur que j'assume totalement que pour le "problème" de devoir l'assortir ensuite. Car c'est bien sûr une fois la jupe finie que j'ai réalisé que mes collants roses étaient morts ! Mais le hasard a mis sur ma route une super collègue qui m'a donné le lendemain même de la finalisation de la jupe (même pas encore portée), une paire de collants neufs parfaitement assortis qu'elle débarrassait, n'ayant plus de fringues à porter avec. Si ce n'est pas le destin qui veut que je porte des couleurs vives, ça !! 


Bref, après avoir ainsi vu les astres s'aligner pour la bonne réalisation de la jupe (coupons juste assez grands, erreur de coupe rattrapée, collants assortis tombés du ciel ...), je reste quand même un peu dubitative ... Ces fausses poches ne sont-elles pas bizarres ? Un peu trop grandes, trop proches l'une de l'autre ? Trop fausses ?! Je la porte ou je la transforme ?!

dimanche 12 février 2017

jupe de majorette

Depuis longtemps, j'aime bien l'association de couleurs bleu-blanc-rouge - mais pas particulièrement dans sa version patriotique, hein ! Plutôt dans son style à elle (souvent marin avec une touche de rouge).
En tout cas, c'est à ce trio de couleurs que je suis arrivée lorsque j'ai résolu l'équation suivante : besoin de nouvelles jupes d'hiver => seul tissu adapté du stock + patron copié depuis longtemps nécessitant des détails contrastants = cette jupe de majorette !


Pour préciser un peu plus : le tissu est bel et bien le même que celui de la robe rattrapée de justesse ... On m'a donné un coupon de 6m donc il risque de sortir assez souvent ! Avec ce bleu, j'ai cherché quelles couleurs mettre, et pour éviter de rester ton sur ton avec un risque de faire bleu de travail, je suis allée voir du côté des contrastes. Donc des pattes fabriquées dans des chutes de rouge à pois blanc et un empiècement à petits motifs blanc-gris-bleu-rouge. Ruban, anneau métallique et boutons sont de l'héritage des ancêtres ...
Le style majorette ou hôtesse de l'air de l'association couleurs/patron me fait bien rire, au final !!


Parlons donc du patron. Il s'agit de la jupe Caltha issue du livre Couture pour femme de Viviane Sentilhes (alias Etoffe Malicieuse).
En suivant le tableau des tailles, j'aurais dû couper un 44 à la taille et 38 pour le reste ; j'ai opté pour du 40 partout (choix fait après avoir posé une jupe qui me va sur le patron pour vérifier) et j'ai même raboté de 2cm le devant et autant le dos (autrement dit 4cm de tour de taille en moins au final). ... Précisions pour celles qui se questionneraient sur "comment ça taille" !


Ce modèle propose plein de petites fioritures "inutiles" qu'on pourrait enlever si on était pressé : les enfants m'ont évidemment demandé à quoi servait l'anneau derrière (à quoi j'ai répondu : pour fixer la laisse de son chien et qu'il nous suive sans avoir à le tenir, ha !). Mais c'est bien sûr ce qui fait l'intérêt du modèle !
Par contre, l'ensemble est tellement typé que, contrairement à ma première envie, je ne crois pas que je la coudrai à nouveau de peur d'avoir l'impression de sortir toujours habillée pareil.


Cette jupe, contrairement peut-être aux apparences, n'est pas vraiment difficile à coudre, si on prend bien le soin d'appliquer le conseil de pré-marquer les rentrés au fer à repasser. Ensuite, tout s'emboîte impeccablement (gros défi dans le cas de formes pointues imbriquées dans d'autres). Les marges de couture de 1cm sont incluses et c'est une caractéristique du patron parfaitement adaptée à la couture de telles formes.
La jupe a une petite imperfection ; le tissu bleu épais (la composition en partie synthétique doit jouer aussi) ne marque pas très bien les plis au fer, alors le plissé a tendance à s'ouvrir en bec bizarre. Celles qui veulent un détail parfaitement défini à cet endroit devront donc faire attention au choix du tissu principal.

Bilan : jupe plaisante à coudre et originale à porter - un bilan parfait à mon goût !
(PS si la question vous taraude : je porte en haut mon pull Bora-Bora)

vendredi 10 février 2017

on joue - on crée ?

Si vous étiez là l'année dernière il y a 2 ans (mince, déjà ??), vous avez peut-être participé à mon petit jeu/concours d'art postal ...

la gagnante de la dernière édition : Mélanie-Fugitiva

Comme c'était vraiment chouette, j'ai envie de recommencer ... s'il y a des volontaires !
Voici les "conditions" de la chose, copiées-collées de l'autre fois :
-Comment on joue ? il s'agit d'envoyer (à qui ? à moi !) un ... "truc" décoré par vos soins : enveloppe, carte, objet non identifié mais envoyable ! Pas besoin de "s'y connaitre", utilisez ce que vous savez et aimez faire... et oui, je le confesse, ce n'est pas un "jeu sans obligation d'achat" puisqu'il faudra un timbre (mais c'est tout !!)
-Qu'est-ce qu'on gagne ? et ben, surprise ! je m'adapterai à la personne et ce que je sais d'elle (et si je ne la connais ni réellement ni virtuellement, je poserai peut-être quelques questions !)
-Pour l'adresse postale, soit vous l'avez déjà, soit vous la demandez par mail : papelhilo @ gmail . com
-Pour le délai (un mois) : les gagnants seront choisis parmi les "trucs" reçus le 8 mars (ou à peu près)

la n°2 : Lililila

Oui, je sais, il y a pas mal de flou artistique dans tout ça (combien de gagnants ? délai exact ?) mais on n'a pas besoin d'huissier de justice devant qui déposer une règle du jeu pour s'amuser, non ?!

mercredi 8 février 2017

a day in the life of the Ingalls family

Voilà l'espèce de sous-titre qu'aurait pu porter ma journée, ce jour-là - et ça m'a fait rire d'y penser !

Du coup, ce fut l'occasion d'un petit gribouillis du soir, et sur ce blog, d'une série de liens vers des recettes et astuces qui m'ont plu (note : cet article est rempli de blabla et ne mène pas bien loin ...!)



Pour tout dire, je suis un peu une rebelle en pantoufle : il suffit que la blogosphère (du moins un recoin) s'enflamme pour un truc pour que ça me semble suspect ... Ainsi de la "mode" du "zéro déchet" et autres "vie sans gaspi" ...

Je partage évidemment toutes les valeurs qui sont derrière. Mais quand on a des origines dans la terre et, plus généralement, parmi les gens modestes qui ont su transmettre leurs convictions, comme c'est mon cas (soit dit sans nulle gloriole puisque la naissance est bien l'affaire du hasard), on trouve que le zéro déchet est quand même bien un dogme qui réinvente l'eau chaude ... Quand depuis toujours un sou est un sou, qu'on use les chaussures d'aîné en benjamin, et qu'on ne jette rien qui ne puisse encore servir ... je trouve que tous ces discours revendicateurs sentent un peu le réchauffé, voire la bonne conscience achetée au prix du bruit qu'on fait autour. 
Mais bon, cette petite remarque acerbe ne me fait pas oublier que le résultat final est bien sûr positif pour tout le monde ! (je regrette juste le manque de distance qu'il y a parfois avec ce nouveau prêt-à-penser écologiste ...)

Ce jour-là donc, ça me faisait rire de penser comme mon cher et tendre aurait eu de bonnes raisons de se moquer de moi et mes lubies de vie saine ...  Bien sûr, il les soutient, fondamentalement ! Même s'il trouve que je me mets parfois la barre trop haut ... Bref, j'aurais fait une très bonne ambassadrice du zéro-déchet, du locavorisme, du bio et tout le reste !

Ce jour-là je ne travaillais que le matin, et je suis rentrée avec le stock de marc de café produit par les collègues les jours précédents, pour l'épandre au pied des végétaux du jardin. Le filtre va au compost où il se dégrade aussi bien que d'autres papiers un peu bruts.



Peu après, avec les enfants à midi, notre menu mettait à l'honneur des produits de saison : gratin de poireau, maïs (bon, issu d'une boite, ok) et tofu ; et pour rentabiliser à plein le four qui tournait, une grosse fournée de pommes au four pour le dessert et le goûter à venir.



Dans l'après-midi, après avoir pétri une fournée de 2kg de pain (farines bio de blé et de châtaigne locales achetées par 25kg au moulin du coin) et l'avoir laissé lever près de notre poêle à bois, j'ai filtré mon mélange eau/cendre mis à décanter quelques jours avant, pour obtenir une lessive à la potasse (testée en alternance avec ma lessive "verte" du commerce pour éviter le grisonnement du linge, pas vu de différence). Le reste de cendre mouillé part sous les plantes, lui aussi.
Ensuite, j'ai fait cuire dans ma grande et vieille gamelle achetée 1€ en brocante, une plâtrée de pommes de terre déclassées pour les poules, tout en récupérant les oeufs du jour.


Et enfin, nous avons avec les enfants préparé le repas du soir : une soupe de légumes (cette nouvelle recette testée ne nous a pas tellement convaincus, à vrai dire !) et un gâteau aux poires - et les pelures de tous les légumes sont parties dans une casserole d'eau pour préparer un fond de bouillon de légume à ressortir à l'occasion.


je vais vous décevoir : en vrai, je n'ai pas de soupière à la Ingalls,
on mange la soupe directement de la casserole à l'assiette !

Je vous ai épargné les peu esthétiques accessoires qui nous accompagnent désormais au quotidien : tawashi lavable et pain de savon de Marseille pour la vaisselle de tout cela. Et si je les mentionne, ce n'est pas pour faire -un peu plus- un étalage autosatisfait de notre comportement de "bons citoyens qui protègent la planète" (même si c'est parfois plaisant, au milieu de tous les doutes que l'on peut avoir, de se dire qu'on a trouvé des réponses qui nous semblent justes) mais parce que j'avais vraiment l'impression d'être devenue une Amish, huhu !!

(mais avant d'être dénoncée pour usurpation d'identité CarolineIngallesque, je tiens à mentionner que la semaine précédente, nous avons glorieusement mangé des raviolis en boite et des soupes en brique pour cause de réunions multiples ; et la grande miss nous a empesté la cuisine des vapeurs toxiques de ses cuissons de pâte Fimo, hum hum !!)

Et pour finir cet horrible pavé indigeste ... 
... c'est parfois bon de simplement savourer les détails de la vie qu'on s'est choisie et construite, celle qu'on a vraiment envie de transmettre à ses enfants !


...a day in the life...
note pour moi-même : ne pas refaire de photos en gros plan de mini-croquis,
on voit tous les défauts de ronds-pas-ronds et couleur mal posée !
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